
En bref : un fauteuil releveur pour senior aide à passer de la position assise à debout sans effort, tout en offrant confort et sécurité au quotidien. Pour bien le choisir, on regarde d’abord le nombre de moteurs (1, 2 ou 3), on distingue la fonction releveur de la simple relaxation, on ajuste les dimensions à sa morphologie, on sélectionne un revêtement adapté puis on compare les options (massage, chaleur), le prix et les aides possibles. Un avis médical est recommandé pour les besoins spécifiques.
À quoi sert un fauteuil releveur pour une personne âgée ?
Le fauteuil releveur est un fauteuil de relaxation équipé d’un mécanisme qui bascule doucement l’assise vers l’avant. Ce mouvement accompagne la personne jusqu’à la position debout, sans qu’elle ait besoin de forcer sur les genoux ou de solliciter une tierce personne. C’est un allié précieux pour préserver l’autonomie à domicile.
Ses bénéfices sont concrets au fil de la journée :
- Sécurité : le lever assisté limite le risque de chute lors du passage assis-debout ;
- Confort : dossier inclinable, repose-jambes et accoudoirs moelleux soulagent le dos et les articulations ;
- Repos : les positions allongées permettent de lire, de regarder la télévision ou de faire une sieste ;
- Indépendance : se lever et s’asseoir seul redonne de la liberté au quotidien.
Il convient particulièrement aux seniors, aux personnes à mobilité réduite ou en convalescence après une opération. En cas de pathologie particulière (troubles circulatoires, escarres, douleurs chroniques), l’avis d’un médecin ou d’un ergothérapeute aide à cibler le modèle le plus adapté.
Combien de moteurs choisir pour un fauteuil releveur ?
Le nombre de moteurs est le premier critère technique à examiner. Il détermine la façon dont le dossier et le repose-jambes s’inclinent et donc le niveau de confort. Un fauteuil manuel existe aussi, réglé à la main par une poignée. Il demande toutefois davantage de force et convient aux personnes encore autonomes.
Voici les différences entre les motorisations pour vous repérer :
| Nombre de moteurs | Fonctionnement | Pour qui ? |
|---|---|---|
| 1 moteur | Le dossier et le repose-jambes bougent de façon synchronisée. Positions simples : assis, incliné, quasi allongé, avec aide au relevage. | Perte de mobilité légère, budget maîtrisé |
| 2 moteurs | Le dossier et le repose-jambes se règlent indépendamment. Positions intermédiaires personnalisées. | Besoin de confort sur mesure, usage prolongé |
| 3 moteurs | Jambes et buste s’allongent complètement à l’horizontale. Le fauteuil s’utilise presque comme un lit. | Longues périodes assises, position couchée recherchée |
Plus le nombre de moteurs augmente, plus le confort et le prix grimpent. Pour un usage quotidien avec repos prolongé, deux moteurs offrent un bon compromis. Trois moteurs se justifient si la personne passe de longues heures dans son fauteuil.
Fauteuil releveur ou fauteuil de relaxation : quelle différence ?
Ces deux appellations prêtent souvent à confusion. Un fauteuil de relaxation incline le dossier et relève les jambes pour se détendre. Il ne comporte toutefois pas forcément de fonction de lever. Le fauteuil releveur, lui, ajoute ce mécanisme d’aide au relevage qui bascule l’assise vers l’avant.
Autrement dit, tout fauteuil releveur est un fauteuil de relaxation. En revanche l’inverse n’est pas vrai. Pour une personne qui peine à se mettre debout seule, la fonction releveur est indispensable. Pour un senior encore autonome qui cherche simplement plus de confort, un fauteuil de repos classique peut suffire.
On distingue généralement quatre positions sur un modèle releveur :
- Position relevée : l’assise s’incline pour aider à sortir du fauteuil ;
- Position assise : comme sur un fauteuil ordinaire ;
- Position relax : jambes relevées et dossier légèrement incliné, façon transat ;
- Position repos : dossier et repose-jambes à l’horizontale pour une position allongée.
Quelles dimensions selon sa morphologie ?
Un fauteuil bien dimensionné est un fauteuil dans lequel on s’assoit et on se lève facilement. Trois mesures comptent : la largeur d’assise, la profondeur d’assise et la hauteur du dossier. Une assise trop profonde bascule le buste en arrière et complique le lever.
Pour trouver la bonne profondeur, une méthode simple existe :
- Asseyez-vous sur un siège de votre domicile, dos bien calé contre le dossier ;
- Vos pieds doivent reposer à plat sur le sol ;
- L’espace entre le bord de l’assise et le creux du genou doit correspondre à la largeur de quatre doigts ;
- Mesurez cette profondeur, elle servira de repère à l’achat.
Le dossier doit être assez haut pour soutenir la tête et reposer les cervicales. Pour les personnes de forte corpulence, des modèles XXL renforcés existent avec une largeur d’assise et une capacité de charge supérieures. Vérifiez toujours le poids maximal supporté indiqué par le fabricant.
Quel revêtement privilégier ?
Le revêtement influe sur le confort, l’entretien et la durabilité. Chaque matière a ses atouts et ses limites :
- Cuir : résistant et facile à nettoyer, idéal en cas de fuites urinaires. Il peut cependant sembler froid et glissant ;
- Simili cuir : l’aspect du cuir à moindre coût, également simple à essuyer ;
- Microfibre : douce, chaleureuse et d’un entretien facile, un très bon compromis ;
- Tissu : chaleureux et disponible en de nombreux coloris, un peu plus délicat à nettoyer ;
- Velours déperlant : agréable au toucher et chaud. Il se révèle en revanche plus exigeant côté entretien.
Le garnissage compte tout autant. Une mousse à mémoire de forme épouse le corps, répartit les points d’appui et aide à prévenir les escarres lors des séjours prolongés dans le fauteuil.
Faut-il opter pour les fonctions massage et chaleur ?
De nombreux modèles proposent des options qui améliorent le bien-être. Elles ne sont pas indispensables mais apportent un vrai plus selon les besoins :
- Fonction massage : des moteurs vibrants massent le dos et les jambes pour détendre les muscles et relancer la circulation ;
- Fonction chauffante : une résistance diffuse une chaleur douce dans le dossier ou l’assise, appréciable pour soulager les tensions ;
- Socle pivotant à 360° : facilite l’entrée et la sortie du fauteuil ;
- Appui-tête réglable : ajuste le maintien des cervicales ;
- Barre d’appui avec ou sans tablette : sécurise le lever ;
- Alèse de siège lavable : protège l’assise de l’humidité.
Les fonctions massage et chaleur relèvent du confort et non du soin médical. Pour une douleur ou une pathologie précise, demandez conseil à un professionnel de santé avant de miser dessus.
Quel prix et quelles aides pour un fauteuil releveur ?
Le prix varie fortement selon la motorisation, le revêtement et les options. À titre indicatif :
- Fauteuil manuel : à partir de 200 euros environ ;
- Fauteuil électrique 1 moteur : à partir de 400 euros ;
- Fauteuil électrique 2 moteurs : autour de 600 euros ;
- Fauteuil électrique 3 moteurs : à partir de 1000 euros.
Le cuir véritable et les fonctions massage ou chaleur font grimper la facture. Côté remboursement, les fauteuils releveurs ne disposent pas de code LPP et ne bénéficient donc pas d’une prise en charge par l’Assurance maladie. Des aides restent toutefois envisageables selon la situation.
Plusieurs pistes méritent d’être étudiées :
- La MDPH peut être sollicitée pour une demande d’aide via un devis ;
- L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) finance parfois l’adaptation du logement pour les personnes en perte d’autonomie ;
- Certaines caisses de retraite et mutuelles accordent une participation ;
- Des crédits d’impôt liés à l’adaptation du domicile peuvent s’appliquer.
N’hésitez pas à demander plusieurs devis et à interroger votre caisse de retraite ou votre mutuelle pour connaître les dispositifs applicables à votre cas.
Comment entretenir et sécuriser son fauteuil releveur ?
Un entretien régulier prolonge la durée de vie du fauteuil et préserve son confort. Quelques gestes simples suffisent :
- Dépoussiérez et nettoyez le revêtement avec un produit adapté à la matière ;
- Vérifiez périodiquement le bon fonctionnement des moteurs et de la télécommande ;
- Contrôlez que le câble d’alimentation n’est ni pincé ni abîmé ;
- Utilisez une alèse lavable pour protéger l’assise au quotidien.
Côté sécurité, installez le fauteuil près d’une prise électrique et prévoyez un espace suffisant à l’arrière : un modèle se déploie jusqu’à près de 2 mètres en position allongée. Pour les petits espaces, les modèles dos au mur ne réclament qu’une dizaine de centimètres de recul. Des patins antidérapants sous les pieds évitent que le fauteuil glisse sur un sol carrelé. Enfin, une batterie de secours garantit le retour en position assise en cas de coupure de courant, un vrai gage de tranquillité.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur nombre de moteurs pour un senior ?
Tout dépend de l’usage. Un moteur suffit pour une aide au lever ponctuelle avec un budget serré. Deux moteurs offrent un réglage indépendant du dossier et des jambes, idéal pour un confort quotidien. Trois moteurs conviennent aux personnes qui passent de longues heures assises et souhaitent une position totalement allongée.
Un fauteuil releveur est-il remboursé par la Sécurité sociale ?
Non, ces fauteuils ne possèdent pas de code LPP et ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. En revanche, la MDPH, l’APA, certaines caisses de retraite ou mutuelles peuvent participer au financement selon votre situation. Pensez à demander un devis et à comparer les aides disponibles.
Quels sont les inconvénients d’un fauteuil releveur ?
Son prix reste plus élevé qu’un fauteuil classique et il demande de l’espace pour se déployer. Les modèles motorisés dépendent d’une alimentation électrique, d’où l’intérêt d’une batterie de secours. Enfin, un fauteuil mal dimensionné perd tout son intérêt : d’où l’importance de bien mesurer son assise avant l’achat.
Manuel ou électrique : lequel choisir ?
Le modèle manuel, plus abordable, convient aux personnes encore autonomes capables d’actionner elles-mêmes la poignée. Le modèle électrique, piloté par télécommande, s’impose dès que la mobilité diminue ou que l’on recherche un lever assisté sans effort. Pour un besoin médical précis, l’avis d’un ergothérapeute reste le meilleur guide.